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Notions sur les orchidées européennes.

  

   Les orchidées sont des plantes "jeunes" et au vu de la rareté des traces fossiles, estimer un âge d'apparition n'est pas aisé. On situe donc leur émergence entre 20 et 100 millions d'années alors que les premières plantes à fleurs auraient au moins 150 millions d'années.

 

Généralités :

   Elles ont une tige unique sans ramifications, droite, et une inflorescence multiple. Les tiges sont lisses ou duveteuses et portent les feuilles.

   Les feuilles sont nervurés dans le sens de la longueur et allongées. (sauf Goodyera repens qui a des feuilles plus complexes). Partant toutes de la base pour former une rosette ou réparties le long de la tige, elles sont parfois réduites à leur plus simple expression et engainantes. 

   Les racines sont diverses : tubercules ou rhizomes. En France et en Europe, les orchidées sont terrestres, les racines ou les tubercules restent sous terre, les feuilles sont parfois permanentes  ou semi permanentes. Les tiges et les fleurs n'apparaissent que pour une courte période de floraison. 

   Les fleurs ont une symétrie bilatérale comme un visage (et non radiale comme par ex : pâquerette, rose). Il y a toujours 3 sépales (en arrière) et 3 pétales (en avant) qui constituent le périanthe mais leur présentation s'avère complexe et offre une diversité étonnante : chaque espèce a sa propre organisation florale quand ce n'est pas chaque individu même qui varie sur certains critères. 

Sur les 3 pétales, les deux latéraux sont identiques mais celui du milieu est nommé labelle et vient généralement en avant (un peu comme une langue). Souvent très coloré et structuré, il participe indirectement à la pollinisation de la fleur en servant de "piste d'atterrissage" pour les insectes. Lors de la constitution du bouton floral, le labelle est en haut mais l'ovaire qui porte la fleur va opérer une torsion (phénomène de résupination) et présenter le labelle en bas. Exceptionellement, certaines fleurs ou espèces ne connaissent pas cette résupination.

   La couleur des fleurs est généralement rouge, pourpre, rose ou blanc. Mais on trouvera quelques espèces à fleurs jaunes. Certaines fleurs peuvent être hypochromes (perte partielle ou quasi-totale de la pigmentation) et à contrario hyperchrome avec un renforcement inhabituel des colorants violets.

Biotope :

   Les orchidées en Europe sont terrestres et ont un  système racinaire dans le sol à la différence des orchidées tropicales dont une grande partie d'espèces sont épiphytes (elles ont des racines aériennes et vivent sur des branches ou troncs d'arbres) ou lithophytes (vivent à la surface des roches). Une majorité d'espèces d'orchidées affectionne les terrains calcaires et souvent pauvres (pelouses calcaires, friches, maquis, prairies rases entretenues par le bétail ou bords de routes). Quelques unes se trouveront en terrain humide et acide (prairies partiellement inondées ou suintantes, bord de roselières ou de marais) ou à l'ombre en forêt. On ne les trouvera donc pas dans les terrains cultivés et les terres trop riches ou amendées par des engrais mais quelques années de jachère et des orchidées peuvent apparaître.

Reproduction : 

   Les orchidées sont sexuées et sauf  pour de rares exceptions, ont besoin d'insectes pollinisateurs pour leur reproduction. Ces insectes sont parfois d'une espèce unique compte tenu de leur morphologie particulière ou d'espèces multiples, ce qui laisse plus de chances d'être pollinisé. Le pollen des orchidées est regroupé en petites masses qui viennent se coller sur le front des insectes puis sont redeposés  sur les organes femelles d'une autre fleur. Très peu d'orchidées sont nectarifères (ce qui attire les insectes en principe), ce sont donc les couleurs, les formes et les phéromones qui joueront de leur attirance dans ce cas. Quelques espèces produisent des graines sans reproduction sexuée. D'autres ont une multiplication végétative et vont produire des colonies de "clones" autour de la plante mère par developpement racinaire sans exclure une reproduction classique par ailleurs.

Période cruciale de vie et reproduction : 

   Selon les espèces, les feuilles apparaissent en hiver ou au printemps majoritairement, c'est pendant cette période qu'un entretien des biotopes peut avoir lieu. Beaucoup d'orchidées poussent dans des prés paturés et sur les accotements de nos routes et autoroutes. Il n'y a que les pelouses calcaires qui sont exemptes de végétation haute préjudiciable à la croissance et floraison des orchidées continentales, on y trouve des Ophrys majoritairement. La période de Février à Juillet est une période cruciale pour la floraison : croissance des plantes, développement de nouveaux tubercules (que l'on appelle faussement et communément bulbes) ou des rhyzomes, grâce à la photosynthèse. Couper des feuilles est donc préjudiciable au développement des plantes dans l'année en cours mais aussi pour l'année future. Lorsqu'une tige florale est sectionnée (tondue, broutée etc...), c'est juste la floraison de l'année qui est remise en cause, la plante ne subit pas de dommage irréversible.

   Les orchidées à tubercule (Orchis, Ophrys par ex) se developpent à partir de cette réserve nutritive. Dans le même temps, un second (voire plus exceptionnellement) apparaît et constituera la réserve de la plante de l'année suivante. Une fois le cycle accompli, la partie supérieure de la plante se dégrade et fleurs, tige et feuilles disparaissent. A partir du nouveau tubercule, de nouvelles feuilles apparaissent en automne ou au début de l'hiver et donneront une nouvelle floraison entre Janvier et Juin selon les espèces et la localisation géographique. Donc, même s'il s'agit du même individu qui réapparaît chaque année, il peut légèrement se déplacer pour fleurir quelques centimètres plus loin. Les orchidées ont donc une capacité à "migrer" à partir d'un tubercule original. 

   Une fleur fécondée va produire de plusieurs centaines à plusieurs milliers de graines quasi microscopiques. Ces graines légères une fois libérées peuvent se déposer au pied de la plante mère ou s'envoler et peut être coloniser une autre territoire. Les conditions favorables pour que la graine donne naissance à une nouvelle plante sont faibles. La graine doit être légèrement enterrée et rencontrer le mycellium d'un champignon symbiotique pour germer. En effet, la graine n'a pas de réserve nutritive et le champignon va lui en apporter. Il faut ensuite souvent plusieurs années pour qu'une plante produise des fleurs. 

   On voit de plus en plus des panneaux sur le bord de nos routes annonçant bravement "Fauche tardive". C'est une bonne chose pour certaines graminées mais rarement efficace pour les orchidées qui vont développer leurs graines sur une longue période. Faucher un talus en Mai ou Juin (souvent juste avant les congés d'été des équipes d'entretien...) ne permet pas aux orchidées une fructification aboutie. Les capsules doivent être sèches et ne libèrent leurs graines qu'entre Juin et Juillet. 

La variabilité dans les espèces :

  •  la taille des plantes varie énormément et une orchidée de la même espèce pourra mesurer moins de 10 cm ou monter jusqu'à 50 cm.

  • le nombre de fleurs n'est pas constant : le Sabot de Venus porte normalement une fleur, parfois deux mais pour une autre espèce, ce peut être 10 ou 50.

  • la forme des fleurs connaît aussi une grande variabilité pour une espèce donnée mais pas leur taille qui est plutôt constante.

  • la couleur des fleurs pour une même espèce est normalement constante mais la tonalité peut être plus ou moins foncée. Pour les Ophrys, ce sont les dessins du labelle qui varieront énormément. Une espèce (Dactylorhiza sambucina) a des pieds à fleurs mauves ou jaunes, les 2 teintes cohabitant généralement. 

 

Pourquoi est-ce si difficile d'identifier une orchidée ?

     Les orchidées ne sont pas si nombreuses : environ 160 espèces et sous-espèces en France mais la variabilité est parfois importante d'une plante à l'autre, ce qui peut compliquer énormément leur identification. Les espèces au sein d'un même genre peuvent s'hybrider et alors les combinaisons possibles deviennent infinies car majoritairement ces hybrides sont fertiles et créent de nouvelles plantes qui peuvent s'hybrider à l'infini. Il n'est pas facile de distinguer ce qui relève de la diversité génétique et de l'hybridation d'ailleurs. Certains genres (n'oublions pas qu'il s'agit de classement arbitraires réalisés par des botanistes et des scientifiques et que la nature n'a que faire de nos raisonnements parfois) ont aussi la faculté de s'hybrider entre eux : par ex des espèces du genre anacamptis et du genre orchis. 

   Fort heureusement, certains genres ne sont représentés que par 1 seule espèce sur notre territoire (Cypripedium calceolus par ex)  et malgré l'isolement géographique des populations, puisque les populations de Haute-Marne et Côte d'or n'ont pas de communication avec les populations savoyardes, l'espèce présente une morphologie unique quelque soit la région où elle croit. 

   Certaines espèces animales sont pourtant plus jeunes que nos orchidées et à force d'évolution génétique ne sont déjà plus à même de s'hybrider alors on pourrait se demander pourquoi des espèces végétales n'ont pas developpé cette barrière génétique. Une explication réside sans doute dans la "conscience" qu'ont les espèces animales qui savent choisir leurs partenaires et n'échangent pas facilement leurs gènes. Rien de tel avec les plantes à fleurs qui sont tributaires des insectes : ce sont eux qui quasi exclusivement assurent la pollinisation et "décident" d'apparier telle plante avec telle autre. Il y a donc un brassage génétique beaucoup plus important qui rend les plantes interfécondes sur des durées plus longues. Seul un isolement géographique peut permettre à une groupe de plantes de la même espèce une évolution rapide, les nouvelles combinaisons de gènes se diffusant très vite.

   D'un point de vue pratique, pour identifier les orchidées, on pourra avoir recours à des guides ou consulter des sites internet. Profiter de sorties botaniques et parfaire ses connaissances au travers de rencontres avec d'autres passionnés. N'oublions pas cependant qu'il n'existe que peu de vérités et que face à des fleurs très diversifiés, untel pourra classer tel individu dans telle espèce alors qu'un autre le fera dans une autre. Et une conviction, même assenée avec force ne fait pas une vérité pour autant ! Certains auteurs à travers leurs ouvrages vont donc multiplier les espèces et pour le commun des mortels créer de la confusion alors que d'autres auteurs préfereront à l'inverse opter pour une prudence simplificatrice et réunir un maximum d'individus au sein d'une espèce unique présentant des caractéristiques non discriminants.

 

Combien d'orchidées en France ?

Les différents genres avec les espèces les plus courantes sont listés plus bas.

En France, on compte 27 genres pour environ 160 espèces.

13 genres ne sont représentés que par 1 espèce souvent rare à très rare. 10 genres sont représentés par 3 à 50 espèces.

La validité de certaines espèces fait débat, certaines d'entre elles ne seraient que des sous-espèces, voire des variétés régionales ou des isolats géographiques à floraisons décalées. En principe, la définition d'une espèce tient à son isolement génétique et à sa non hybridation naturelle avec d'autres. Au niveau européen, nombres d'espèces du même genre s'hybrident spontanément et on trouve même différents genres hybridés, on pourra donc légitimement s'interroger sur cette propension à nommer une orchidée dès lors que des caractéristiques morphologiques diffèrent ou qu'une floraison est décalée dans le temps. Ce site ne cherchant pas à alimenter une polémique sur un sujet pourtant essentiel, je reprendrai quasi scrupuleusement la nomenclature la plus actuelle possible afin de ne pas perdre le lecteur dans ses recherches et les déterminations d'espèces. 

 

  • Genre Orchis (Orchis militaris, Orchis purpurea, Orchis simia, Orchis anthropophora, Orchis mascula). Env 13 espèces en France.

  • Genre Ophrys (Ophrys apifera, Ophrys araneola, Ophrys aranifera/sphegodes, Ophrys fuciflora, Ophrys insectifera, Ophrys scolopax). Env 50 espèces en France. Communes à très rares, nombres d'espèces ne sont peut être que des variations régionales.

  • Genre Dactylorhiza (Dactylorhiza fuchsii, Dactylorhiza maculata, Dactylorhiza incarnata, Dactylorhiza sambucina). Env 20 espèces en France. Communes à rares.

  • Genre Epipactis (Epipactis atrorubens, Epipactis helleborine, Epipactis muelleri). 17 espèces de communes à rares et régionales.

  • Genre Anacamptis (Anacamptis pyramidalis, Anacamptis morio). Env 10 espèces en France. Communes sur presque toutes les régions.

  • Genre Serapias (Serapias lingua, Serapias vomeracea). Env 8 espèces plus ou moins rares et localisées.

  • Genre Cephalanthère (Cephalanthera damasonium, Cephalanthera longifolia, Cephalanthera rubra). 3 espèces plutôt communes mais parfois régionales.

  • Genre Gymnadenia (Gymnadenia conopsea, Gymnadenia rhellicani). 8 espèces en France plus ou moins rares et localisées.

  • Genre Platanthera (Plantanthera bifolia, Plantanthera chlorantha). 3 espèces en France. Communes et largement répandues pour les espèces citées.

  • Genre Neotinea (Neotinea maculata, Neotinea ustulata, Neotinea tridentata, Neotinea lactae). Env 6 espèces plus ou moins rares ou localisées.

  • Genre Himantoglossum (Himantoglossum hircinum, Himantoglossum robertanium). 2 espèces communes dont une localisée.

  • Genre Listera (Listera ovata, Listera cordata). 2 espèces dont 1 commune et 1 régionale.

  • Genre Spiranthes (Spiranthes spiralis). 2 espèces rares mais répandues géographiquement.

  • Genre Limodorum (Limodorum abortivum). 2 espèces dont 1 commune et 1 régionale.

  • Genre Cypripedium (Cypripedium calceolus = Sabot de Venus). 1 seule espèce en France. Rare et localisée.

  • Genre Goodyera (Goodyera repens). 1 espèce commune.

  • Genre Neottia (Neottia nidus-avis). 1 espèce commune.

  • Genre Coeloglossum (Coeloglossum viride). 1 seule espèce en France. Plus ou moins rare et localisée.

  • Genre Herminium (Herminium monorchis). 1 seule espèce en France. Rare et localisée.

  • Genre Epipogium (Epipogium aphyllum). 1 espèce rare.

  • Genre Liparis (Liparis loeselii). 1 espèce rare.

  • Genre Corallorhiza (Corallorhiza trifida). 1 espèce rare.

  • Genre Hammarbya (Hammarbya paludosa). 1 espèce rare.

  • Genre Gennaria (Genaria diphylla). 1  seule espèce en France. Extrêmement rare (Corse)

  • Genre Chamorchis (Chamorchis alpina). 1 seule espèce en France. Rare et localisée.

  • Genre Traunsteinera (Traunsteinera globosa). 1 seule espèce en France. Rare et localisée.

  • Genre Pseudorchis (Pseudorchis albida). 1 seule espèce en France. Peu commune et moyennement répandue.

 

   Généralités sur les Ophrys : Les Ophrys sont des joyaux d'élégance au sein des orchidées européennes. Les plantes ont une hauteur moyenne (de 10 à 30 cm le plus souvent) mais peuvent exceptionnellement atteindre 70 à 80 cm (Obs pers O apifera et O insectifera). Les fleurs sont petites, à peine la taille d'un ongle, ne sont pas nectarifères et disposent de peu de pollen en apparence : 2 masses polliniques qui agrègent sa totalité. Les fleurs sont peu nombreuses : souvent de 10 à 15. Le labelle (pétale en avant) est particulièrement développé et complexe. Normalement convexe, il donne une impression d'une forme pleine alors qu'il s'agit d'un fin pétale incurvé affublé de gibbosités latérales plus ou moins marquées et le plus souvent velues. Le labelle est coloré à l'endroit mais à l'envers, il reste généralement de couleur unie blanchâtre à beige. Chaque espèce d'Ophrys a ses propres colorations de pétales et sépales, forme du labelle ainsi que dessins sur ce même labelle. Mais il existe d'infinies variations qui peuvent compliquer l'identification et des hybridations sont toujours possibles...On trouvera donc matière à discuter pour savoir si on se trouve en face d'une espèce, d'une sous espèce ou d'une variété régionale. 

   On dit souvent que les Ophrys "miment" des insectes d'où leurs noms vernaculaires anciens : Ophrys abeille, Ophrys guêpe, Ophrys mouche, etc... Cette ressemblance attirerait des insectes mâles qui tenteraient de s'accoupler avec ces apparentes femelles et en passant d'une fleur à l'autre assureraient la pollinisation par transfert de pollen. C'est sinon une anerie, du moins très à côté de la vérité car les insectes savent très bien reconnaître visuellement leurs partenaires potentiels et ne tentent pas de s'accoupler avec de vraies femelles d'une autre espèce par ailleurs. Ce sont avant tout les phéromones secretées par les Ophrys qui les attirent et les leurrent. Une itération évolutive a fait que les insectes et les Ophrys ont lentement trouvé une association pollinisateur et pollinisé : souvent chaque Ophrys n'est pollinisé que par une ou deux espèces d'hyménoptères...et les fleurs d'Ophrys ne ressemblent pas du tout à leur pollinisateur ! Ni la forme, ni les dessins du labelle ne sont ressemblant ! Et peu ou prou la taille non plus. Ce qui est certain est que les mâles d'hyménoptères sont leurrés lorsqu'ils se posent sur le labelle. Grisés par les phéromones et rassurés sans doute par la pilosité du labelle, ils tentent de copuler avec celui-ci et se voient affublés d'une ou des deux masses polliniques collantes, sur leur front le plus souvent. S'ils se rendent compte assez vite de la supercherie, ils tentent souvent néanmoins un nouvel accouplement avec une autre fleur plus ou moins proche. Entre temps, la masse pollinique s'est inclinée et lors de cette nouvelle tentative vient polliniser les organes femelles de l'orchidée. Si l'insecte se lasse d'être leurré, il peut alors changer d'espèce de fleur pour une véritable pourvoyeuse de pollen ou tout simplement trouver une véritable partenaire de son espèce ! Il y a donc un risque élevé que tout le pollen soit perdu pour la reproduction ! Les fleurs présentes sur un pied d'orchidée ne sont que rarement toutes fécondées.

   Certains Ophrys sont appelés pseudophrys et présentent quelques légères différences morphologiques. Ils sont pollinisés par leurs propres hyménoptères et ceux-ci tentent de s'accoupler dans une position inverse et tournent le dos aux masses polliniques. Celles ci viennent alors se coller sur le dos ou l'extrémité de l'abdomen. En visitant une autre fleur d'Ophrys toujours dans la même position, ils assurent aussi la fécondation. Difficile de savoir si c'est l'espèce d'Ophrys qui induit la position de son pollinisateur ou si celui-ci  adopte une position plus naturelle pour son espèce. 

   Les Ophrys sont souvent des plantes qui affectionnent les terrains calcaires et secs, plus ou moins enherbés. Friches et maquis leur conviennent mais pas les forêts ou les zones trop ombragées. Comme les Orchis, leurs racines sont tubéreuses. J'ai cependant observé plusieurs années de suite des O apifera sur une station de D elata, les racines immergées dans un suintement généreux et ce, probablement une grande partie de l'année (Obs pers : La Bastide Pradines, Aveyron). 

Description sommaire d'un Ophrys afin de se familiariser avec les éléments descriptifs.

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